Découverte d’Octobermake

J’ai eu la chance de pouvoir aller cette année à l’octoberMake Méaudre dans le Vercors

October make c’est quoi ? C’est la rencontre annuelle des adhérents du réseau français des fabls labs, cette année une centaine de personne y a particupé. Au programme : ateliers, tables rondes et rencontres sur les thèmes reliés au fab lab dans les superbes paysages du Vercors

Le matin j’ai choisi de participer à un débat sur les chartes et règles dans les fablabs, puis à une présentation de la CNC Shaper tool.

A l’occasion j’ai découvert le nouveau tiers lieu de la Jolie colo, qui regroupe maraichage, artisanat, salle polyvalente et bien sûr fablab.

leJoliLAbLogo
Le potager de la Jolie Colo

Les repas furent l’occasion d’échanges avec de nombreux fabmanagers, dont certains issus de précédentes promo du DU. On a discuté formations, projet d’ouvertures, mais aussi recyclage du platique et du PLA…

L’après-midi, j’ai découvert ce qu’était la fabrication distribuée, et j’ai écouté le témoignage des personnes qui ont participé au projet de fabrication locale de mobilier répondant aux besoins des médiateurs numériques, sur la base de plans libres et ouverts. Ce premier projet d’envergure (il y a eu plus de 1000 commandes de meubles) n’a pas été facile à mener mais a permis de dégager une grande expérience pour les participants et le réseau. Je n’avais entendu parler que de très loin de ce projet mais les perpectives sont intéressantes sur le plan technique et aussi sur celui des liens entre les personnes et les territoires.

Un poteau recouverts de fanzine, pour donner un aprçu de l'ambiance créative
Fanzines

J’ai également participé à une présentation sur l’éco conception par une personne du fablab Luz’in à la tour du pin. Nous avons eu des discussions très intéressantes sur les matériaux, la difficulté à calculer leur impact réel sur l’environnement, sur la place du low tech mais aussi sur l’utilité réelle des objets fabriqués (par exemple, les incontournables effigies de Yoda imprimés en 3D répondent -elles à un besoin).

En résumé, c’était une belle journées d’échanges et de rencontres !

Florence

Ma première semaine au FacLab

Départ bien matinal de Grenoble ce mardi 27 septembre. Après quelques péripéties, où j’ai eu du mal à comprendre le guidage de l’appli RATP, et fait un bon petit tour en RER dans la campagne du Val d’Oise, j’arrive enfin au FacLab pour faire la connaissance IRL de notre douzième promo du Diplôme Universitaire Fab Manager, autour d’un café et croissants.

A peine les présentations faites, dès onze heures nous voilà dans le bain pour une rencontre visio avec Jeanne du Réseau Français des FabLabs (RFFLabs)pour une présentation de l’histoire des FabLab et aussi du mouvement maker et hacker. Jeanne nous a expliqué les origines du mouvement via le Massachusssets Institute of technology (MIT) aux Etats-Unis, puis en Europe à Barcelone. Elle nous parlé également d’initiatives aussi diverses  que le réseau Fab city, du bio hacking, du logiciel libre…Je prends conscience de l’étendue géographique et thématique de ces mouvements, du nombre de personnes qui y participent très souvent avec l’idée de construire un monde meilleur.  

Le mercredi, c’est Constance du RFFLabs qui intervient sur comment le réseau Français des fab labs s’est progressivement structuré, son fonctionnement et de ses groupes de travail. J’ai trouvé passionnant d’aborder le hiatus culturel entre le côté innovation technologique porté par la culture anglo-saxonne (et en particulier le MIT) et le côté français pour lequel les fablabs sont d’abord un outil d’éducation populaire et d’émancipation. J’ai appris également que la France est particulièrement  «makerphile », car notre pays regroupe environ 12% des fablabs de la planète. Enfin, j’ai l’agréable surprise de découvrir  que l’OctoberMake, le rendez-vous annuel du RFFLabs se déroule bientôt à Méaudre, tout près de chez moi, et que j’aurai donc l’occasion d’y aller faire le plein d’idées et de rencontres.

L’après midi c’était Antoine, toujours du RFF Labs, avec qui nous avons discuté des réseaux de communication. Etre fab manager, ce n’est pas que s’occuper des machines et des animations, c’est aussi beaucoup d’autres tâches dont une des plus importantes et d’animer et de fédérer une communauté autour du projet. Il est donc fondamental de connaître les différents outils de communication et de savoir définir une stratégie pertinente, humainement compatible avec la multiplicité des tâches prises en charge. 

Ces discussions ont fait écho en moi car ayant été active plusieurs années dans une association, j’avais pu constater combien la communication pour faire venir les gens pouvait être chronophage. De façon plus positive, j’ai pris conscience que j’avais déjà, grâce à cette expérience associative, des compétences en communication et animation de communauté, ce qui est encourageant lorsque l’on sort comme moi d’une grande pause professionnelle.

Jeudi, c’est place à l’apprentissage par le faire. Le matin, Pierre et Adrien nous posent le défi de fabriquer en trois heures un mobile inspiré de ceux de Calder. Cela a permis à notre promo d’interagir réellement ensemble pour la première fois autour d’un projet commun. Nous avons pu achever de briser la glace entre nous, même si l’objet final était loin d’être parfait.

L’après-midi, c’était « la surprise » qui s’est révélée être une initiation au tour de potier fait par Danielle, de la communauté du Fac Lab. J’ai adoré cette séance car je rêvais depuis des années de m’initier à la poterie. Avant de démarrer le tour, il faut d’abord préparer la terre pour enlever les bulles d’air qui feraient éclater la pièce à la cuisson. Danielle nous a proposé deux méthodes :  les « cornes de bélier » où il faut rouler la pâte comme des cornes, et la tête de taureau qui implique de projeter avec force la terre contre la table (de l’avis général, c’est d’ailleurs un bon défouloir) . Une fois la terre débarrassée de son air, il faut la centrer sur le tour en rotation et c’est là que les choses se compliquent. Le moins qu’on puisse dire est qu’il faut un sacré tour de main ! Grâce aux conseils et l’aide de Danielle et après quatre bonnes heures de labeur, nous sommes tous parvenus à tourner quelques bols, avec quelques éclats de rire et des sueurs froides au moment de retirer la pièce du tour sans l’abimer …

Comme certains habitent loin du FacLab et que le séchage n’attend pas, c’est Danielle et Hector (le membre local de la promo) qui ont eu la gentillesse de finaliser nos créations avant cuisson. J’attends avec impatience leur tuto !

L’après-midi, c’était « la surprise » qui s’est révélée être une initiation au tour de potier fait par Danielle, de la communauté du Fac Lab. J’ai adoré cette séance car je rêvais depuis des années de m’initier à la poterie. Avant de démarrer le tour, il faut d’abord préparer la terre pour enlever les bulles d’air qui feraient éclater la pièce à la cuisson. Danielle nous a proposé deux méthodes :  les « cornes de bélier » où il faut rouler la pâte comme des cornes, et la tête de taureau qui implique de projeter avec force la terre contre la table (de l’avis général, c’est d’ailleurs un bon défouloir) . Une fois la terre débarrassée de son air, il faut la centrer sur le tour en rotation et c’est là que les choses se compliquent. Le moins qu’on puisse dire est qu’il faut un sacré tour de main ! Grâce aux conseils et l’aide de Danielle et après quatre bonnes heures de labeur, nous sommes tous parvenus à tourner quelques bols, avec quelques éclats de rire et des sueurs froides au moment de retirer la pièce du tour sans l’abimer …

Comme certains habitent loin du FacLab et que le séchage n’attend pas, c’est Danielle et Hector (le membre local de la promo) qui ont eu la gentillesse de finaliser nos créations avant cuisson. J’attends avec impatience leur tuto !

Vendredi, notre lieu rendez-vous est la magnifique Lab Boite, tiers lieu au centre de Cergy Pontoise. Nous sommes le matin accueillis par Cécile, pour une séance consacrée aux attendus de la formation. Stages, projets, initiation aux machines, organisation d’évènements, documentation, Cécile nous a précisé et commenté tout le travail attendu de nous. En particulier, notre projet principal doit porter sur une des problèmatiques du fabmanager comme la signalétiques, la gestion des déchets, la valorisation de la communauté. La discussion s’oriente également  vers les open badges ;  ancienne enseignante, le sujet peut-être intéressant pour mon projet de soutenance…

Nous réalisons que ce DU va sans doute bien nous occuper et que les semaines vont passer à une vitesse folle, mais c’est rassurant de pouvoir être en contact régulier avec la promo et les formateurs, et plus généralement le réseau.

L’après midi, nous rencontrons Bastien pour une présentation sur la gestion des fabLabs. Nous prenons conscience là encore que la gestion n’est pas qu’une affaire de technique et d’administratif. D’une certaine façon, le/la fabmanager incarne le lieu. Iel est le garant de la sécurité et de l’appropriation du lieu par ses usagers. Au-delà de la multiplicité des lieux et des publics, par la qualité de son accueil, iel est d’abord au service du commun et de la création du lien social.  

Bastien nous a également fait une visite commentée de ce très beau lieu qu’est LabBoite, auquel il a contribué à l’ouverture. C’était passionnant de comprendre comment l’architecture et l’aménagement du lieu reflétait l’esprit du projet et comment les habitants de Cergy y avaient participé. J’ai appris également en discutant avec un des fabmanagers que les usagers de la boite étaient très proches d’une parité homme femmes, et que sans doute l’aménagement du lieu y était pour beaucoup : espaces très clairs, convivial, sans oublier les toilettes non genrées.

En résumé, c’était une première semaine intense et instructive, merci à tous ceux qui m’ont offert ces découvertes. Je rentre à Grenoble avec déjà beaucoup d’idées, et en particulier l’envie de visites de FabLab de ma région afin de profiter de ce temps de formation pour appréhender la diversité de tous ces lieux.

A bientôt. Florence